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14 juin 2018

(im)parfait


 Juliette chante l’amour tous les soirs dans son piano-bar. Sans trop y croire. Quand la jeune artiste parisienne se retrouve à la rue, elle accepte une drôle de mission : jouer les dames de compagnie pour une grand-mère guindée et mal en point, en lui chantant tous ses airs préférés.

Mais une nuit, un inconnu vient s’installer juste sous les toits, au dernier étage de cet hôtel particulier perché sur les hauteurs de Montmartre : un mystérieux brun aux cheveux longs, à la barbe mal taillée, au regard noir et au verbe rare.

Entre Juliette, la chanteuse libre et romantique, Suzanne, la vieille dame snob et attachante, et Laszlo, le ténébreux aussi sexy que dangereux, cette colocation forcée s’annonce… compliquée. Et parfaitement imparfaite.

Tout d'abord, mercià Carole, Léna et les éditions Addictives pour ce partenariat.


Bon, tu me connais maintenant, tu sais que je suis fan d’Emma Green depuis que je les ai découverts, du coup quand j’ai vu qu’il sortait un nouveau livre (im)parfait, je n’ai pas hésité à le demander un service presse.

Je ne vais pas te mentir, j’ai été très étonné quand j’ai vu l’épaisseur du livre, habitué à des pavés que nous concocte à chaque fois les auteurs, je dois dire que j’étais surprise, mais comme tout livre des éditions Additives et surtout ceux d’Emma Green, une fois que je me suis lancé dedans, je n’ai pas pu m’arrêter. Ce livre m’a pris une après-midi une soirée pour le dire et encore parce que j’étais occupé.

« Voilà de quel genre d’homme on a besoin dans sa vie, ma jolie. Peu importent ses défauts, ses imperfections. Peu importe qu’il parle peu, qu’il travaille trop, qu’il ne débarrasse pas le couvert ou qu’il oublie les anniversaires. Rien d’autre ne compte que la profondeur du regard, l’assurance de la voix et la pureté du cœur. Et des mains assez fortes pour toujours vous serrer, vous retenir. »   

Ici, on parle de l’histoire de Juliette, petite chanteuse dans un piano-bar, elle se retrouvent mise à la porte de chez elle de bon matin suite à une saisie d’huissier à cause de sa mère et de son Jules. Quand elle appelle celle-ci et lui explique, sa mère lui parle d’une histoire de viager avec une adresse à Montmartre. Du coup, elle se retrouve debout tôt le matin devant la maison de Suzanne.

Suzanne est une grand-mère de 85 ans, elle m’a fait énormément rire. C’est grand-mère qui donne des noms un petit peu à tout, que ce soit son monte-escalier qu'elle prénomme Stanislas, les Uber Hubert, mais aussi le prénom Gédéon de son chat qui est aussi celui de son défunt mari perdu il y a 15 ans.

« - Ne dis pas de sottises et fais moi une tresse comme la tienne, Juliette. Donne-moi tes 20 ans.
- Vous êtes sûre que ça va plaire à Stanislas ?
- Mon homme-fauteuil ne se soucie guère de ma coiffure… Il n’y en a qu’après mes fesses ! s’amuse-t-elle en se dandinant sur sa chaise de
cuisine.»    

Tu imagines toi une grand-mère de 85 ans qui prononce des jurons comme le Cornegidouille, saperlipopette ou saperlotte, tu es obligé d’être plié de rire et puis en écrivant ça, j’ai repensé aussi en même temps à la ribambelle d’enfants et de petits-enfants et des arrières petits-enfants qui sont là chacun tous, avec des noms à coucher dehors, franchement je ne sais même pas comment les auteurs ont pu trouver des idées comme ça. Imagine un peu, Gontran, (passe encore), Guillemette, Gersende, Gonzague, et ce ne sont que les enfants de Suzanne, c’est pire après.

Comment te dire à quel point j’ai adoré cette lecture, en dehors du fait que la romance entre Juliette et Laszlo était super qu’il passe de la haine à l’amour. Il y a aussi l’amitié naissante entre Juliette et Suzanne qui est un peu du style l’amour vache et c’est juste super agréable à lire, les piques qu’elle se lance son génial. 

Dans ce livre, les auteurs nous font redécouvrir ou découvrir des extraits de vieilles chansons françaises et je dois dire que cela à été un régal pour les yeux.

« Et le regard dur de la vieille dame me fusille dans le miroir.
- Aucune femme n’a fait disparaître mon Laszlo pendant 7 longs jours. Et aucune n’a allumé cette étincelle dans ce regard depuis bien
longtemps.
-  Depuis Elsa… ? Bredouillé-je malgré moi.
- Cette Elsa lui aurait apporté bien des malheurs et bien peu de joie, déclare Suzanne d’un ton mauvais. Quand l’amour fait davantage souffrir
que jouir, c’est que ça n’en est pas ! »  

Je me rends compte que j’ai déjà pas mal écrit sur ce livre qui n’est pas très long et je n’ai quasiment pas parlé de Laszlo. C’est un homme de 28 ans, qui ne parle plus à sa famille à part sa grand-mère, dont il est le chouchou et sa petite sœur, tu es assise ? Léopoldine. C’est le type d’hommes où on tombe directement sous le charme, un brun ténébreux, taciturne et mystérieux, mais aussi qui n’arrive pas à ce pardon une chose que lui seul se rapproche, alors oui toi aussi, tu craques ?

EN BREF : et encore une fois et Emma Green ont su m’emporter dans une histoire d’amour super, où j’ai beaucoup rigolé avec des personnages attachants et touchants.

A propos d'Hooked-On-The-Book:

Marick, amoureuse des livres et blogueuse depuis 2011. Elle aime voyager à travers les histoires et s'évader dans d'autres univers. Retrouvez-la sur : Facebook | Twitter | Instagram

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